Ostéopathie et douleurs de genou : causes, traitement et prévention

Découvrez comment l’ostéopathie aide à comprendre, soulager et prévenir les douleurs de genou grâce à une approche globale du corps.

11/10/20253 min read

Douleurs de genou : comprendre, traiter et prévenir grâce à l’ostéopathie

C’est un motif de consultation que je rencontre très souvent au cabinet : la douleur de genou, ou gonalgie.
Elle touche aussi bien les sportifs que les personnes sédentaires, et elle peut être récente ou installée depuis plusieurs mois.
Ce qui est certain, c’est qu’elle n’est jamais anodine : le genou est une articulation centrale, à la croisée de nombreuses contraintes mécaniques.

Les causes fréquentes des douleurs de genou

Le genou relie le fémur, le tibia et la rotule, et travaille en permanence avec la hanche et la cheville. C’est une articulation complexe et surtout dépendante : elle ne fonctionne jamais seule.
Les douleurs peuvent provenir de différentes structures ou d’un déséquilibre global.

1. Les causes mécaniques et posturales

Une rotation du bassin, un pied affaissé ou un déséquilibre musculaire peuvent perturber l’alignement du membre inférieur.
Le genou se retrouve alors en contrainte, cherchant à compenser les adaptations des autres articulations.
À long terme, cela peut créer une inflammation ou une usure prématurée.

2. Les causes musculaires et tendineuses

Les muscles et tendons autour du genou (quadriceps, ischios-jambiers, triceps sural, tenseur du fascia lata…) peuvent être trop tendus, raccourcis ou déséquilibrés.
Cela modifie les trajectoires articulaires et crée des douleurs localisées, notamment au niveau :

  • du tendon rotulien (sous la rotule),

  • de la patte d’oie (face interne du genou),

  • ou encore du fascia lata (face externe).

3. Les causes articulaires et méniscales

Une perte de mobilité, une inflammation ou un traumatisme (choc, torsion, microtraumatismes répétés) peuvent affecter les surfaces articulaires ou les ménisques.
Ces douleurs sont souvent profondes, mécaniques, et parfois accompagnées de craquements ou de blocages.

4. Les causes d’origine à distance

C’est l’un des points essentiels de l’approche ostéopathique : une douleur de genou peut venir d’ailleurs.
Un déséquilibre du bassin, une raideur lombaire, ou une perte de mobilité de la cheville peuvent modifier toute la mécanique du membre inférieur et surcharger le genou.

Les tissus concernés

Les gonalgies peuvent impliquer :

  • Les structures articulaires : surfaces osseuses, cartilage, capsule.

  • Les structures ligamentaires : ligaments croisés, latéraux, ménisques.

  • Les structures tendino-musculaires : quadriceps, ischios, triceps sural, fascia lata.

  • Les structures périarticulaires : bourses séreuses, fascias, tissus conjonctifs.

L’ostéopathe s’intéresse à l’ensemble de ces tissus, non pas isolément, mais dans leur fonction et leur interaction.

Le rôle de l’ostéopathe

L’objectif principal de l’ostéopathe est de comprendre l’origine du déséquilibre qui mène à la douleur.
Lors de la consultation, j’observe la posture, la marche, les appuis et les chaînes musculaires.
Je cherche à identifier les zones de restriction de mobilité, qu’elles soient locales (autour du genou) ou à distance (cheville, bassin, lombaires).

Le travail ostéopathique vise à :

  • Redonner de la mobilité à l’articulation du genou et à ses structures associées.

  • Rééquilibrer les tensions musculaires et fasciales.

  • Optimiser la circulation sanguine et lymphatique pour favoriser la récupération.

  • Réharmoniser la posture globale du membre inférieur.

👐 Les techniques utilisées

Selon la cause et le patient, plusieurs types de techniques peuvent être employés :

  • Techniques articulaires douces : pour améliorer la mobilité du genou, de la hanche ou de la cheville.

  • Techniques musculaires : relâchement des quadriceps, ischios, fascia lata, triceps sural…

  • Techniques viscérales : car certaines tensions digestives (notamment sur le côlon) peuvent influencer la posture et la chaîne antérieure.

  • Techniques crâniennes ou globales : pour harmoniser l’équilibre postural dans son ensemble.

Chaque geste est adapté à la tolérance du patient, à son âge, à son activité et à la nature du trouble.

L’intérêt de l’approche ostéopathique

L’ostéopathie ne remplace pas un suivi médical lorsqu’il est nécessaire (IRM, imagerie, diagnostic orthopédique), mais elle complète efficacement la prise en charge.
Son intérêt principal est de traiter la cause fonctionnelle plutôt que de se limiter au symptôme.
Cela permet :

  • un soulagement durable,

  • une meilleure récupération,

  • et une prévention des récidives.

Conseils pour prévenir et récupérer

Voici quelques conseils que je partage souvent avec mes patients :

  • Bougez régulièrement : la mobilité articulaire entretient la santé des tissus.

  • Échauffez-vous avant toute activité physique, même légère.

  • Étirez-vous après l’effort (quadriceps, ischios, mollets).

  • Adaptez vos chaussures à votre morphologie et à votre usage (sport, marche, travail).

  • Hydratez-vous bien : les tissus mous ont besoin d’eau pour conserver leur élasticité.

  • Écoutez vos signaux corporels : une douleur persistante n’est jamais “normale”.

En conclusion

Les douleurs de genou sont rarement le fruit du hasard.
Elles traduisent souvent une adaptation du corps à un déséquilibre global.
L’ostéopathie permet d’en identifier la cause, de redonner de la mobilité, d’améliorer la circulation et de restaurer une mécanique harmonieuse.

Si vous ressentez une gêne ou une douleur au niveau du genou, n’attendez pas qu’elle s’installe : un bilan ostéopathique global peut véritablement vous aider à retrouver confort et équilibre.